Institut de l'Entrepreneuriat – Financer la création d’entreprise: 5 phrases à éviter face au banquier
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Financer la création d’entreprise: 5 phrases à éviter face au banquier

Publié le 4 juillet 2014

Afin de se lancer, le créateur d’entreprise devra souvent rencontrer son banquier et le convaincre du potentiel de son projet et de son implication pour obtenir des financements. Un rendez-vous qui doit être préparé s’il veut mettre toutes les chances de son côté ! Certaines phrases risquent de braquer son interlocuteur. Les banquiers de la Caisse d’Epargne en ont confié quelques-unes à Horizon Entrepreneurs.

«  Je me lance tout seul »

Se lancer seul est plus valorisant, un signe de solidité ? Faux. Se faire accompagner par un réseau dédié à l’entrepreneuriat permet de bénéficier de conseils et d’éviter des erreurs, d’avoir des interlocuteurs qui ont le recul nécessaire pour juger de son projet. Ils peuvent également apporter une aide financière et/ou des fonds de garantie. Un premier apport toujours rassurant. Nombre de réseaux accordent en effet des prêts d’honneur, des prêts à taux zéro (Nacre) ou des aides à la création d’entreprise comme par exemple Initiative France, Réseau Entreprendre ou encore France Active.

« Dans 6 mois, j’embauche des salariés et j’ouvre une 2ème affaire »

Croire en son projet est une chose. S’y précipiter aveuglément en est une autre. Penser à créer une deuxième entreprise avant d’avoir consolidé la première peut être risqué. En négligeant sa première entreprise, il y a des chances pour que le porteur de projet dépose le bilan rapidement. Si néanmoins l’entrepreneur souhaite se lancer dans une deuxième affaire, il se doit de capitaliser sur la réussite de son expansion et d’appréhender les impacts de son développement pour démontrer la qualité de son projet.

« Si cela ne marche pas, je déposerai le bilan »

Cette phrase est à bannir lors d’un entretien avec un banquier. Les banques ne peuvent pas financer un entrepreneur qui ne croit pas en son projet. L’entrepreneur doit montrer son assurance pour convaincre le banquier de prendre le risque de le suivre. Il le financera s’il sent le créateur tout à fait investi et non désinvolte, c’est aussi la raison pour laquelle les banques demandent au porteur de projet d’apporter des fonds propres.
Il faut être réaliste, l’échec est possible ! Mais ce n’est pas cela qui empêchera l’entrepreneur de se lancer dans un nouveau projet.

« Je veux me payer tout de suite »

Il est bien rare qu’une entreprise soit rentable dès les premiers mois ! Et les premières rentrées d’argent sont principalement dédiées à la trésorerie de l’entreprise. L’entrepreneur qui a prévu une baisse de son niveau de vie les premiers temps sera davantage pris au sérieux. Dans certains cas, le créateur peut attendre jusqu’à deux ans avant de se verser un salaire.

« Je n’ai pas de business plan »

Il est indispensable de construire un business plan avant de se lancer. Son objectif est triple. Il permet d’avoir une vision globale, de faire des prévisions et de cadrer la future activité. Le business plan est comme un plan de route pour l’entrepreneur. Il permet d’avoir une vision réaliste de son projet et de déterminer sa viabilité financière, les charges qu’il devra assumer, etc. Il lui permettra aussi de fixer ses prix (en évaluant justement les charges et son seuil de rentabilité).

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